Du bonheur à l'état pur, brut, natif, volcanique, quel pied ! C'était mieux que tout, mieux que la drogue, mieux que l'héro, mieux que la dope, coke, crack, fix, joint, shit, shoot, snif, pét', ganja, marie-jeanne, cannabis, beuh, peyotl, buvard, acide, LSD, extasy. Mieux que le Nutella au beurre de cacahuète et le milk-shake banane. Mieux que le déhanché d'Emma Peel, Marilyn, la Schtroumpfette, Lara Croft, Naomi Campbell et le grain de beauté de Cindy Crawford. Mieux que la face B d'Abbey Road, les solos d'Hendrix, le petit pas de Neil Armstrong sur la lune. Le Space Mountain, la ronde du Père Noël, la fortune de Bill Gates, les transes du Dalaï lama, les NDE, la résurrection de Lazare, toutes les piquouzes de testostérone de Schwarzy, le collagène dans les lèvres de Pamela Anderson. Mieux que Woodstock et les rave parties les plus orgasmiques. Mieux que la défonce de Sade, Rimbaud, Morrison
et Castaneda.
Mieux que la liberté.
Mieux que la vie…
La vie n'est pas si compliquée que ça, tu vois. Elle consiste à respirer, manger, boire, baiser et mourir. Certains peuvent espérer la réussir, certains y arrivent et les autres regrettent. Tous souhaitent rencontrer l'amour, le vrai, la majorité y arrive, le reste pleure. Mais on crèvera tous à la fin, en espérant qu'on nous oubliera pastout de suite, qu'on aura marqué quelques personnes. La vie n'a aucun sens, on court après du vent et on se retrouve essoufflé et en sanglot au bord du gouffre. Pourtant on s'y cramponne, on s'accroche aux rares instants de bonheur où tout nous paraît possible. On se dit qu'il y en aura encore quelques uns à l'avenir, alors ça vaut la peine. Finalement, peut-être qu'on vaut la peine...